Programme de gouvernement

PROGRAMME DE GOUVERNEMENT
 

« Ce que nous voulons, ce que nous ferons ! »
 
PRÉAMBULE
 

Les nationalistes arriveront au pouvoir dans un contexte de difficultés majeures : il faut, selon toute vraisemblance, penser que cet événement se produira lorsque les forces politiques du régime existant ne seront plus en mesure de le maintenir. La France sera en situation de faillite, de chaos et il est à présumer que les pays voisins seront dans une situation analogue, même si celle-ci sera marquée de différences propres à chacun d’entre eux. Rien ne sera facilité, d’autant plus qu’il est vraisemblable que les tenants de l’ordre mondialiste ne seront pas tous mis hors-jeu dans le monde et qu’ils disposeront de relais en France.

 

Il est aussi évident qu’il est impossible de prévoir quel sera l’état exact de la situation de la France et du monde au moment où un tel événement aura lieu. Bien des aspects de la réalité de ce moment ne peuvent être aujourd’hui envisagés ; des situations imprévisibles, bonnes ou mauvaises, inimaginables à vue d’homme, constitueront une partie des données du monde dans lequel il faudra agir. Elles susciteront des questions qui n’auront pas été nécessairement envisagées présentement, tout simplement parce qu’elles ne sont pas envisageables.

 

Cependant, compte tenu de la contrainte constituée par cette incertitude inévitable, il est des lignes de force qui peuvent être dégagées, conjointement aux principes immuables qui assurent les conditions du rétablissement d’une situation saine, en tout cas assainie.

 

Deux approches conjointes peuvent et doivent être faites :

 

1) Une approche de type programme politique à usage immédiat ;

2) Une approche plus technique, mais essentielle, explorant tous les aspects qu’implique une politique nationaliste, en tenant compte de contraintes de nature politiques et géopolitiques internationales, cette seconde approche éclairant et complétant nécessairement la première en lui donnant toute sa force opérative.

 

Dans les circonstances présentes du combat politique et des nécessités qu’elles impliquent, il est nécessaire de présenter un programme d’action cohérent, sans concession et donc révolutionnaire aux yeux de nos contemporains dont nous devons convaincre le plus grand nombre possible du sérieux et de la faisabilité de la politique préconisée. Mais il ne peut s’agir que d’une liste de mesures et de leur accompagnement ébauchée dans ses grandes lignes, étant donné que les mesures d’application devront être pensées et adaptées à la situation qui se présentera lors de la mise en œuvre de ce programme politique.

 

Tout autant, la capacité des nationalistes à satisfaire aux besoins élémentaires des populations et ensuite à rétablir un niveau de vie satisfaisant conditionnera la pérennité de la révolution nationale à réaliser.

 

Cet aspect de la question est primordial car, en prolongeant l’évolution actuelle il est clair que la France disposera moins encore qu’actuellement d’industries pour assurer la production de ses besoins. Plus que jamais, elle dépendra au cours de cette première phase délicate d’installation des importations qui, en période de crise, mondiale ou non, enchaîneront la France (comme ses voisins) afin de suppléer aux carences de l’économie nationale, alors plus que sinistrée. Plus encore, la division internationale du travail, provoquée et encouragée par les forces mondialistes, aura accentué une donnée présente : le fait que les pièces et composants nécessaires à la fabrication d’un appareil proviennent de réseaux de sous-traitance disséminés à travers le monde, provoquant ainsi, de manière artificielle mais bien réelle et délibérée une interdépendance planétaire, de telle sorte qu’un défaut d’approvisionnement dans un seul secteur, pour une pièce bien précise, sorte de clé de voûte d’une filière industrielle, provoquera l’arrêt à court terme de productions vitales.

 

Il est envisageable que les forces ennemies seront désorganisées et cette faiblesse permettra aux nationalistes de réorganiser les circuits d’approvisionnement pour faire face aux urgences, le temps – toutefois assez long – de reconstituer une industrie nationale. Mais il est hautement prévisible que des forces ennemies mettront en place de multiples embargos ou tout simplement des obstacles  à la livraison de telle ou telle pièce industrielle, l’asphyxie économique peut être très rapide et fatale à l’expérience nationaliste. Des ententes temporaires avec les Etats qui rejettent ce mondialisme seront vitales.

 

Compte tenu des importantes réserves énoncées précédemment et résumées dans leurs grandes lignes, quel que soit le contexte de la mise en œuvre du programme politique du PNF, celui-ci est formé des 25 mesures énoncées ci-après qui constituent les grands axes, intemporels, de toute politique nationaliste et de la Révolution nationale, indispensable au rétablissement de la France.

 

A l’objection selon laquelle ces mesures sont irréalistes, il convient de répondre que c’est l’actuel système qui est irréaliste car, étant fondé sur le principe de l’autonomie de la raison humaine sans référence à l’ordre universel, il contrevient à celui-ci. Par ailleurs, nous savons que les nationalistes n’arriveront aux affaires que lorsque ce système sera à terre. Il suffira de mettre en œuvre le programme d’action ci-dessus en tenant compte avec réalisme et pragmatisme des données existantes à ce moment. Il faut travailler à partir de ce qui existe et organiser ce qui existe.

 

Mesures de nature ontologique

 

1 – Abrogation des lois mémorielles et des lois attentatoires à la liberté de penser. Neutralisation des organisations développant une activité secrète, des organisations non gouvernementales, de tout organisme représentant une menace pour les fondements institutionnels de l’Etat, la capacité de défense de la France ou la sécurité du gouvernement.

 

2 – Suppression des subventions et agréments d’existence dont bénéficient les associations et organismes ne correspondant pas aux intérêts de la nation.

 

3 – Rétablissement du principe de nationalité par filiation ethnique et les services rendus à la nation. Affirmation du caractère naturellement blanc et chrétien de la société française. Interdiction de la construction de mosquées ailleurs que dans les ambassades des Etats musulmans.Etablissement du statut de Ressortissant français.

 

4 – Politique de promotion de la vie (avec suppression du droit à l’avortement assorti de mesures d’accompagnement des mères célibataires).Mise en place d’une politique familiale avec instauration d’un salaire maternel (en chiffres 2015 : 1000 euros au premier enfant, 500 aux suivants) comptant en autant d’annuités pour le calcul des pensions de retraite ; allègement progressif des charges de logement à partir du 2e enfant avec possession définitive du logement à partir du 4e enfant.

 

5 – Retour des non-Européens dans leur pays d’origine avec des mesures de partenariat  avec ces pays visant à contribuer à leur développement endogène et à y fixer sur place ces populations.

 

Mesures d’ordre public

 

6 – Sortie de l’Otan et négociation d’accords de défense avec les Etats dont les intérêts concordent avec ceux de la France, avec notamment les Etats d’Europe, la Russie, l’Iran, Cuba, Bolivie, Syrie etc.

 

7 – Suspension des traités européens et proposition d’une organisation multilatérale des Etats d’Europe.

 

8 – Etablissement a) d’un service militaire pour les hommes (et pour les femmes qui le demandent) ; b) d’un service civil pour les femmes assorti d’une formation d’autodéfense. Rétablissement des préparations militaires.

 

9 – Rétablissement de la souveraineté monétaire et création d’un ordre monétaire reposant sur le principe de la monnaie fondée sur la valeur travail (autrement dit une monnaie garantie par la capacité de la nation à produire et créer des richesses). Remplacement de l’euro par le franc à parité égale. Instauration d’une monnaie commune à la zone d’échange des Etats de civilisation européenne et chrétienne (avec possibilité de paliers à niveau de développement équivalent. Audit de la dette

 

10 – Liberté de l’instruction sous la supervision de l’Etat avec rétablissement d’un enseignement rigoureux après « démarxisation » de l’école. Enseignement professionnel sous l’autorité des chambres de métiers supervisées par l’Etat. L’enseignement sera dispensé en Français. Adoption d’un uniforme dans les écoles. Suppression de la « Réforme Haby » instaurant le collège unique et rétablissement des filières d’excellence (enseignant le latin et le grec notamment).

 

11 –  Suppression de l’Ecole nationale d’administration, des Instituts d’études politiques, de l’Ecole nationale de la magistrature, de l’Ecole supérieure de journalisme. Plus généralement, il est indispensable de casser les corps constitués ou de fait qui constituent « l’Etat profond » de leur République et en déterminent les orientations à long terme, phagocytent les pouvoirs publics tels celui des Inspecteurs des Finances, anciens élèves de telle « grande école » etc.

 

12 – Refonte et allègement de la fiscalité liés à la réorganisation des pouvoirs publics recentrés sur leurs tâches régaliennes, avec pour mesures principales : suppression de l’ISF et des droits de succession sur les biens des particuliers et des entreprises, diminution significative de la fiscalité des entreprises, réduction de la fiscalité locale, suppression de l’impôt inquisitorial sur le revenu. Mise en place d’une fiscalité incitative relativement aux besoins de financements d’activités et de politiques sociales ponctuelles relatives au bien commun national. Refonte du plan comptable afin de privilégier les valeurs réelles sur les valeurs virtuelles.

 

Mesures de réorganisation de l’Etat et des pouvoirs publics

 

13 – Réorganisation de l’Etat centré sur ses tâches régaliennes : sécurité, armée, justice, contrôle et maîtrise des circuits financiers.

 

14 – Refonte du droit selon le principe de soumission du droit normatif au droit naturel. Restauration de l’organisation judiciaire (maintien de la procédure accusatoire, juridictions de proximité à parité juges professionnels et juges élus, publicité des débats, corps distinct pour les procureurs, formation des personnels de justice immergée dans la réalité de la vie sociale).

 

15 – Réorganisation et rationalisation de l’administration territoriale afin d’en réduire le coût sur trois échelons : commune, terroir, province. Désignation administrative des responsables territoriaux assortie du principe de responsabilité personnelle, sur les biens et sur la personne des responsables nommés à la tête des services de l’Etat et des collectivités publiques et territoriales. Financement des circonscriptions territoriales par système de planification centralisée des besoins publics en tenant compte du principe de subsidiarité (ou de suppléance).

 

16 – Mise en place d’une organisation territoriale et sociale de la société en corps intermédiaires spatiaux et organiques : ceux liés à l’espace territorial, à la proximité, tels les communes ; ceux liés à l’organicité qui ont pour vocation l’insertion sociale et la solidarité organique à travers le métier, l’entreprise, la corporation, l’association. Les consultations électorales n’ont lieu qu’au sein de ces corps intermédiaires considérés comme délimitant pour chacun d’entre eux, un corps électoral offrant les garanties de compétence suffisantes pour émettre un avis ou désigner une personne. Les référendums, d’initiative dirigeante ou populaire, seront limités au cadre de ces structures. Ils pourront aussi concerner des lois de portée générale (en fait, ce droit devrait demeurer théorique dans la mesure où les dirigeants, tant de l’Etat que des corps intermédiaires, sachant rester en osmose avec leurs mandants, tant par le fait de rester à  leur écoute que de les informer et former, l’entente devrait être, mutatis mutandis, permanente)

 

17 – Lancement d’un plan d’aménagement du territoire visant à assurer le rééquilibrage du peuplement du territoire national, avec création d’infrastructures de transport, sanitaires, scolaires, de réseaux de communication couvrant l’intégralité du territoire, afin de créer les conditions de la revitalisation économique et industrielle de celui-ci.

 

Mesures économiques et sociales

 

18 – Organisation des branches d’activité selon le principe du partenariat entre employés et patronat chargés de définir les règles sociales et les grilles de salaires, les principes de formation et les règles sociales, sous le contrôle de l’État. Obligation pour les entreprises étrangères implantées en France d’avoir un capital majoritairement détenu par des Français. Mise en conformité des divers conglomérats industriels et financiers – tels ceux dominant les secteurs agro-industriels, pharmaceutiques, immobiliers – aux impératifs du bien commun national.

 

19 – Réindustrialisation de la France par l’instauration d’une économie orientée au service de l’intérêt national selon le principe : ce qui matériellement réalisable et nécessaire à l’intérêt national doit l’être financièrement.

 

20 –  Établissement de droits de douanes sur les importations concurrençant les productions élaborées en France. Cette protection douanière est nécessaire pour assurer le développement des productions rapatriées en France par la reconstruction d’industries disparues sous l’effet du mondialisme économique guidé par les principes de l’ultra libéralisme. Le principe des avantages comparatifs ne peut être applicable lorsque les conditions de concurrence sont inéquitables comme c’est le cas lorsque les salaires varient de 1 à 10 d’un pays à un autre.

 

21 – Réorganisation de l’agriculture tendant à l’autonomie nationale avec mise en place de méthodes de cultures – des semences à la conservation des récoltes – respectueuses de la nature. Cela entraînera d’une part une augmentation du nombre des agriculteurs et contribuera à revitaliser les terroirs nationaux avec activation de circuits de proximité et d’autre part une amélioration de la qualité de l’alimentation du peuple qui a terme aura des répercussions sur la santé publique physique et mentale.

 

22 – Reconstitution de la force militaire française (notamment un deuxième porte-avion, des sous-marins nucléaires) en liaison avec le développement industriel et accompagné d’une politique de recherche militaire dont les effets seront bénéfiques en termes d’innovations techniques. Mise en œuvre d’une politique visant à l’affirmation de la souveraineté informatique et numérique de la France.

 

23 – Préservation des frontières terrestres et maritimes de la France. Assurer la protection et la mise en valeur de notre domaine maritime (le deuxième du monde).

 

24 – Établissement d’un système de protection sociale réservé aux seuls nationaux et aux travailleurs étrangers contribuant effectivement à l’activité économique nationale. Garantie d’un système de retraites et liberté d’en choisir l’âge, à l’issue de la mise en œuvre de ces mesures dans le cadre d’un système de crédit social.

 

 25 – Lancement d’une action à l’échelle mondiale visant à redéfinir l’économie mondiale de telle manière que chaque pays puisse produire, autant que cela lui est possible en termes de coûts matériels et humains raisonnables, l’essentiel de ce dont il a besoin, le commerce international n’ayant d’autre justification que de suppléer aux incomplétudes propres à chaque économie nationale. A cette fin, les pays développés concluront des accords de coopération bilatérale pour aider les pays moins développés à y parvenir selon leurs besoins et leur génie propre afin de permettre à leurs ressortissants de vivre sur leur terre natale sans être contraints de s’expatrier.

 

POSTFACE

 

La mise en œuvre des mesures énoncées dans les 25 points présentés précédemment requiert d’élémentaires conditions. Elle suppose l’effondrement de la période ouverte par les fausses abstractions philosophiques issues des idées des « Lumières » qui se sont répandues en Europe puis dans le monde à partir de la Révolution française de 1789. Ces idées s’appuient sur le postulat de la raison humaine déifiée s’affirmant comme la mesure de toutes choses. Autrement dit, il s’agit d’une rationalité niant la réalité d’un ordre naturel supérieur à l’homme et aux lois auxquelles tout homme, et par suite toute société,  doit se conformer afin de mener une existence harmonieuse et saine.

 

Au fil des XIXe et XXe siècles, notamment après 1918 et 1945, ces idées ont gagné l’ensemble de l’Europe et, par suite, de nombreux Etats et peuples de notre planète. Faisant profession d’ignorance de l’ordre universel qui préexiste à l’être humain, un tel monde nourrit les contradictions internes qui le conduisent d’ores et déjà à sa perte. Les dérèglements des mœurs que nous connaissons, la réduction de l’ordre social à la seule valeur marchande de valeurs financières objets de spéculations sans limites, en sont l’illustration.

 

Sous ce chaos en prolifération exponentielle, dont le magistère est celui du judaïsme politique nourri de messianisme noachide et des loges maçonniques de toutes obédiences, couvent des forces saines qui, telles des braises ardentes, se préparent à consumer les restes de ce monde artificiel promis à la destruction. Elles œuvrent d’ores et déjà au rétablissement de la France, et plus largement de la civilisation européenne dans une vision d’avenir tout en demeurant fidèle à son passé millénaire nourri de traditions indo-européennes et chrétiennes.

 

Le présent programme politique en est l’expression. Sa mise en œuvre signifie la victoire et le règne sur les âmes d’un état d’esprit, d’une ferveur nouvelle, ancrée dans notre tradition millénaire nourri de la certitude de l’établissement d’un monde renouvelé, conforme à l’ordre universel, débarrassé de toute corruption et de tout esprit mercantile et matérialiste.

Abonnez-vous au site !